Entre le milieu du XIIe siècle et les premières décennies du XIIIe siècle, d’importants édifices religieux furent conçus et achevés dans le contexte des communautés monastiques du nord de l’Italie. Sur ces chantiers, de nouvelles solutions constructives furent expérimentées, consolidant la pratique du bâti en brique dans la plaine du Pô. À la fin du XIIe siècle, les premières fondations cisterciennes avaient, pour l’essentiel, achevé la construction de l’église majeure, tandis que les travaux se concentraient sur la mise en oeuvre des voûtements, l’achèvement des façades et la structuration des espaces monastiques. La récurrence des partis adoptés témoigne de la réception de modèles diffusés au sein du réseau cistercien. Les solutions techniques mises en oeuvre, dans un processus d’actualisation progressive des pratiques, contribuèrent parallèlement à une rationalisation de l’organisation des chantiers, notamment par la standardisation de certains dispositifs constructifs, en particulier les systèmes de voûtement. Les recherches approfondies menées ces dernières années sur les complexes de Staffarda, Lucedio, Casanova, Rivalta Scrivia, Morimondo et Chiaravalle della Colomba – auxquelles s’ajoutent les études consacrées à Chiaravalle milanaise et à Cerreto – ont permis de préciser le cadre morphologique et constructif de l’architecture cistercienne dans le nord de l’Italie. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet International de Recherche « Il patrimonio culturale cistercense: Conoscenza e valorizzazione in un contesto europeo | Cistercian Cultural Heritage: Knowledge and Enhancement in a European framework (CCH) », dirigé par le Politecnico di Torino (DIST), sous la direction scientifique de Silvia Beltramo1. Lancé en 2018 dans le cadre d’un programme plus large consacré au patrimoine cistercien, ce projet vise notamment à structurer un réseau international de chercheurs et d’institutions engagés dans l’étude du monde cistercien, favorisant le dialogue interdisciplinaire et la confrontation des approches méthodologiques.
Abbayes Cisterciennes d’Italie au XIIe siècle : nouvelles recherches / Beltramo, S.. - In: LES CAHIERS DE SAINT-MICHEL DE CUXA. - ISSN 1140-7530. - (2026), pp. 5-21.
Abbayes Cisterciennes d’Italie au XIIe siècle : nouvelles recherches
Silvia Beltramo
2026
Abstract
Entre le milieu du XIIe siècle et les premières décennies du XIIIe siècle, d’importants édifices religieux furent conçus et achevés dans le contexte des communautés monastiques du nord de l’Italie. Sur ces chantiers, de nouvelles solutions constructives furent expérimentées, consolidant la pratique du bâti en brique dans la plaine du Pô. À la fin du XIIe siècle, les premières fondations cisterciennes avaient, pour l’essentiel, achevé la construction de l’église majeure, tandis que les travaux se concentraient sur la mise en oeuvre des voûtements, l’achèvement des façades et la structuration des espaces monastiques. La récurrence des partis adoptés témoigne de la réception de modèles diffusés au sein du réseau cistercien. Les solutions techniques mises en oeuvre, dans un processus d’actualisation progressive des pratiques, contribuèrent parallèlement à une rationalisation de l’organisation des chantiers, notamment par la standardisation de certains dispositifs constructifs, en particulier les systèmes de voûtement. Les recherches approfondies menées ces dernières années sur les complexes de Staffarda, Lucedio, Casanova, Rivalta Scrivia, Morimondo et Chiaravalle della Colomba – auxquelles s’ajoutent les études consacrées à Chiaravalle milanaise et à Cerreto – ont permis de préciser le cadre morphologique et constructif de l’architecture cistercienne dans le nord de l’Italie. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet International de Recherche « Il patrimonio culturale cistercense: Conoscenza e valorizzazione in un contesto europeo | Cistercian Cultural Heritage: Knowledge and Enhancement in a European framework (CCH) », dirigé par le Politecnico di Torino (DIST), sous la direction scientifique de Silvia Beltramo1. Lancé en 2018 dans le cadre d’un programme plus large consacré au patrimoine cistercien, ce projet vise notamment à structurer un réseau international de chercheurs et d’institutions engagés dans l’étude du monde cistercien, favorisant le dialogue interdisciplinaire et la confrontation des approches méthodologiques.Pubblicazioni consigliate
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https://hdl.handle.net/11583/3016083
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